La crise que traverse Air Sénégal vient de franchir un cap inquiétant. Selon plusieurs sources crédibles, Bpifrance, la banque publique d’investissement française, a engagé une action judiciaire pour récupérer deux Airbus A330-900 NEO qu’elle avait contribué à financer pour la compagnie sénégalaise.
En cause : des dettes impayées d’un montant important, accumulées alors que la situation financière d’Air Sénégal ne cesse de se dégrader.
Cette procédure est un signal fort. Lorsqu’un établissement public comme Bpifrance en arrive à réclamer la saisie d’avions long-courriers, c’est que le niveau de risque financier est devenu insoutenable.
Et ce dossier ne tombe pas du ciel : Air Sénégal fait déjà face à d’autres contentieux avec des bailleurs internationaux, notamment Carlyle Aviation Partners, pour défauts de paiement sur plusieurs appareils de sa flotte.
Au-delà de la compagnie, c’est l’image du Sénégal et la crédibilité de sa stratégie aéronautique qui sont en jeu. Reprendre un avion, ce n’est pas seulement une ligne comptable : c’est une atteinte directe à la souveraineté opérationnelle d’une compagnie nationale censée incarner l’excellence du pays dans les airs.
Le gouvernement devra très vite clarifier : Que s’est-il réellement passé avec les financements ? Quel est l’état exact des comptes d’Air Sénégal ? Quelle stratégie pour sauver ce fleuron national avant qu’il ne s’écrase définitivement ? Affaire à suivre… très de près.
Baba Aidara Journaliste d’Investigation






Ayy fou no u Jeum akk jouti-kattyi