Les combats ont repris dimanche dans la ville de Kidal, dans le nord du Mali, entre la rébellion touareg appuyée par les jihadistes d’al-Qaïda et l’armée malienne soutenue par des mercenaires russes.
Le Front de libération de l’Azawad (FLA), groupe séparatiste réclamant le territoire de l’Azawad dans le nord du Mali, a annoncé samedi contrôler Kidal après des affrontements. Les combats ont repris à Kidal ce (dimanche) matin.
La ville de Kidal, bastion de la rébellion touareg, avait été reprise en novembre 2023 par l’armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d’une décennie de contrôle par des groupes rebelles. Le FLA revendique en outre avoir pris le contrôle de plusieurs positions dans la région de Gao (Nord).
Dès l’aube, des combats ont opposé l’armée et les assaillants et se sont poursuivis intensément samedi dans l’après-midi en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes du pays, dont Kidal, Gao et Sévaré.
Dans un communiqué, le gouvernement avait affirmé samedi soir : « la situation est totalement sous contrôle dans l’ensemble des localités » attaquées. Cela avant la reprise des combats dimanche matin.
Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a condamné « l’extrémisme violent » des attaques. « Le secrétaire général est profondément préoccupé par les informations faisant état d’attaques dans plusieurs endroits au Mali, a déclaré le porte-parole d’Antonio Guterres dans un communiqué samedi. Le secrétaire général appelle à un soutien international coordonné pour faire face à la menace évolutive de l’extrémisme violent et du terrorisme au Sahel et pour répondre aux besoins humanitaires urgents. »
Le Mali est en proie depuis plus d’une décennie aux conflits et aux violences jihadistes.






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