Le communiqué rendu public ce 01 juin 2026 par le Comité Exécutif du Pastef marque un tournant regrettable dans la lecture que certains acteurs politiques ont de l’exercice du pouvoir. Alors que le Sénégal, sous l’impulsion du Président de la République, Bassirou Diomaye FAYE, s’attelle à bâtir les fondations d’une transformation profonde, ce refus de participer au gouvernement constitue, à bien des égards, une rupture avec l’éthique de responsabilité qui sied à toute formation politique aspirant à servir la République.
Un homme d’État se mesure à sa capacité à subordonner ses intérêts partisans, ses égos et ses ambitions personnelles aux impératifs supérieurs de la Nation. En déclinant l’appel solennel de l’État sous le prétexte de désaccords sur les modalités de participation, Monsieur Ousmane Sonko confirme, hélas, une posture qui privilégie la survie de son appareil politique au détriment de la stabilité institutionnelle. Ce n’est point là l’apanage d’un homme d’État, mais celui d’un agitateur de foules, enfermé dans une logique de conquête solitaire du pouvoir, quitte à fragiliser le socle même sur lequel repose notre édifice démocratique.
La fibre patriotique ne se proclame pas ; elle s’éprouve dans le service, dans le compromis constructif et dans le dépassement de soi. En choisissant la bouderie politique alors que le pays réclame une union sacrée autour des projets de redressement, Monsieur Sonko fait preuve d’un manque de patriotisme notoire. Il préfère le confort de l’opposition de façade à la rigueur de l’action gouvernementale.
Aux Sénégalais, il convient de rappeler cette vérité crue : le Président Bassirou Diomaye FAYE a été investi de la confiance populaire pour transformer l’espoir en résultats tangibles. Or, la gouvernance de la Nation ne saurait être entravée par les agissements d’un électron libre dont les déclarations intempestives, par leur caractère erratique, ont trop souvent pesé sur notre crédibilité souveraine et notre stabilité économique.
Le Président de la République a désormais l’obligation, par devoir envers la Nation, de s’affranchir de ces pesanteurs. Le temps n’est plus aux atermoiements ni aux postures de caste. Le pays exige une méthode, une discipline et une efficacité sans faille pour répondre à l’urgence sociale de nos compatriotes qui, chaque jour, luttent avec abnégation pour un avenir meilleur.
J’exhorte solennellement ce nouveau gouvernement, libéré de ces chaînes partisanes contre-productives, à se mettre au travail. Travail, rigueur et persévérance doivent être les seuls horizons de cette équipe. Il est temps de passer des harangues populistes à la gestion pragmatique des affaires de l’État. La République est une demeure commune ; elle ne saurait être la propriété privée d’une volonté, fût-elle aussi bruyante soit-elle.
Le Sénégal nous regarde, et l’histoire jugera ceux qui, par calculs politiciens, auront tenté de freiner son élan vers le progrès.
Jules FAYE
Président du MPDES






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