Le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) dénonce des « réquisitions illégales » attribuées à certaines autorités régionales, des intimidations de directions et des tentatives de division. Il a revendiqué 90 % de réussite pour les premières journées de grève générale des 21 et 22 octobre et appelle à poursuivre le mouvement ce 23 octobre.
Le cas de la SENELEC illustre la contestation. Le gouverneur de Dakar, Ousmane Kane, a décidé des réquisitions pour maintenir la fourniture d’électricité. Le Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC) les juge « abusives ». Son secrétaire général, Habib Aïdara, soutient que le gouverneur n’a pas identifié les postes indispensables au service minimum, comme l’exigent l’article 439 du Code du travail et le décret de 1972. Selon lui, près de la moitié du personnel a été réquisitionnée pour casser la grève. Le syndicat dit étudier la situation avec ses conseils juridiques et vouloir agir pour que la loi soit respectée. Il a demandé aux agents figurant sur la liste de l’autorité administrative de regagner leur poste.
Les travailleurs de Dakar Dem Dikk ont connu le même sort qui a suscité la même réaction.
Affaire à suivre.






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