C’est une première au Moyen-Orient 500 000 personnes sont dans un état catastrophique selon un rapport de l’IPC.
Après un mois de mis en garde dans un territoire ravagé par la guerre, le cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un organisme de l’ONU basé à Rome a confirmé qu’une famine était en cours dans le gouvernement de Gaza. La famine devrait s’étendre aux gouvernorats de Deir el-Balah et Khan Younès d’ici fin septembre selon les projections.
Lors d’un point de presse à Genève ce vendredi, le responsable de la coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies a soutenu que cette famine aurait pu être évité au moment où la nourriture s’accumule aux frontières en raison de l’obstruction systématique d’Israël. Le chef des droits humains des Nations-Unies, Volker Türc a rappelé qu’affamer des gens à des fins militaires est un crime de guerre et le secrétaire général de António Guterres déclare : ”nous ne pouvons pas laisser cette situation perdurer en toute impunité. Nous avons besoin d’un cessez-le-feu immédiat, de la libération immédiate de tous les otages et d’un accès humanitaire total et sans entaves”. Selon des experts de l’ONU, plus de 2 millions de personnes à Gaza affronte des conditions catastrophiques. Le niveau de détresse alimentaire le plus élevé de l’IPC caracterisé par la famine et la mort. Ce chiffre date du 15 août et devrait monter à presque 641 000 d’ici fin septembre.
Israël a tout de suite réagi à la publication du rapport. ”Il n’y a pas de famine à Gaza” affirme l’État hébreu qui rejette catégoriquement le rapport qu’il juge partial. Dans son communiqué, le ministère Israëlien des affaires étrangères écrit que l’IPC vient de publier ”un rapport fabriqué sur mesure”.
Mamadou Demba Dieng






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