Nous avons été choqués et profondément indignés par l’attitude déplacée du préfet de Kaolack à l’encontre du maire de la ville. Lui demander de « dégager des lieux » relève non seulement d’un manque de courtoisie, mais surtout d’un mépris flagrant pour l’autorité municipale démocratiquement élue.
Il est inconcevable qu’un représentant de l’État, censé incarner l’ordre républicain et la neutralité administrative, se permette de traiter un élu local avec autant de désinvolture et de condescendance. Cette posture, indigne de la fonction préfectorale, constitue une insulte non seulement au maire, mais à l’ensemble de ses électeurs.
Le respect entre institutions est un pilier de notre démocratie. Le maire, en tant que représentant du peuple à l’échelle locale, mérite considération et respect dans l’exercice de ses fonctions. Aucune divergence de point de vue ne saurait justifier un tel comportement, qui frôle l’abus d’autorité.
Nous appelons à un sursaut républicain. Le préfet de Kaolack doit publiquement présenter ses excuses, afin de restaurer un climat de respect mutuel entre les représentants de l’État et les collectivités territoriales.
Parce que le respect des institutions commence par le respect des personnes qui les incarnent.
Fatou Diongue, Juriste, Droits humains, Communautés vulnérables






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