Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal aux côtés des députés non-inscrits, dans leur majorité, ne prendront pas part à la séance de Questions d’actualité prévue ce vendredi 28 novembre 2025 à l’Assemblée nationale.
Dans un communiqué conjoint qui nous est parvenu, les députés de l’opposition soulignent que cette décision répond à “un impératif de cohérence et de responsabilité : protéger la dignité de l’institution, préserver le cadre républicain du débat parlementaire et refuser la banalisation de pratiques qui la dévalorisent.” II apparaît clairement, selon eux, que c’est le Premier ministre qui a décidé, selon son bon vouloir et son propre agenda politique, de faire convoquer les députés.
Le document co-signé par Me Aissata Tall sall et Anta Babacar Ngom déplore le détournement des questions d’actualité de leur finalité, au lieu d’être, selon les membres de l’opposition, un moment de contrôle républicain. Le Premier ministre intervient à leurs yeux, selon une logique d’opportunité politique, sans considération pour le calendrier du Parlement ni pour la solennité de l’exercice. Ils fustigent “ses prises de parole, marquées par des attaques et des insinuations, transforment l’hémicycle en scène de confrontation partisane plutôt qu’en un espace de réponses utiles aux préoccupations des Sénégalaises et des Sénégalais.” “Le Parlement doit concentrer ses efforts sur cet enjeu majeur, et non sur une séance détournée de son objet pour servir des calculs politiques,” souligne le communiqué.
L’opposition parlementaire qualifie la démarche de dérive, et refuse dit-elle la cautionner. Elle énumère des questions d’actualité prioritaires et essentielles, dont l’éducation, la santé, l’emploi et le pouvoir d’achat des sénégalais, à quelques encablures de l’ouverture du débat budgétaire, dès le lendemain de ce rendez-vous, samedi 29 novembre , et entend les remettre sur la table “avec force” à cette occasion.
Par ailleurs, L’opposition parlementaire rejette fermement le dispositif prévu dans le “code de conduite imposé”; un cadre qu’elle juge restrictif, estimant qu’il fige le débat et réduit la portée du contrôle parlementaire et prive les députés de l’opposition de leurs prérogatives essentielles.” Aucune règle de cette nature ne peut être imposée sans le consentement unanime des représentants du peuple souligne le document.
Takku Wallu et non-inscrits rappellent que “Le Parlement est le cœur de la représentation nationale. Il ne saurait devenir, encore moins le lieu où le chef du Gouvernement vient régler des difficultés internes à son propre camp. À l’heure où le pays attend clarté, sérieux et stabilité.”






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