Au lendemain de la réunion virtuelle tenue mardi 6 octobre avec ses créanciers extérieurs sous l’égide du FMI, le Sénégal affiche un objectif de calendrier. Des sources gouvernementales ont indiqué que Dakar vise un accord de principe avec ses créanciers officiels et ses détenteurs d’obligations d’ici décembre 2026. Cela intervient deux ans après la révélation de la dette dite « cachée », que les analystes évaluent à environ 13 milliards de dollars.
Le gouvernement a aussi précisé le périmètre du traitement. Dans le cadre commun du G20, il concerne la dette extérieure en euros et en dollars, tandis que la dette en francs CFA reste hors champ. Dakar dit toutefois chercher une « contribution constructive » sur 1,72 milliard de dollars de swaps de rendement total (TRS). Ces contrats dérivés, adossés à des titres d’État en francs CFA, n’ont jamais été testés dans une restructuration. Le FMI les assimile à de la dette extérieure, les créanciers étant non-résidents. Trois banques, First Abu Dhabi Bank, Africa Finance Corporation et Société Générale, ont été désignées « arrangeurs » pour ces instruments.
Les créanciers se sont par ailleurs organisés. Dakar a indiqué avoir rencontré fin septembre les créanciers officiels, les détenteurs d’obligations et les banques détenant des dettes non garanties, qui ont formé un comité pour coordonner leurs négociations. Le comité des détenteurs d’obligations affirme représenter 2,2 milliards de dollars en valeur nominale, sur environ 5,2 milliards de dollars d’obligations en circulation.
La réunion n’a pas valeur d’accord : elle visait à informer les créanciers et à ouvrir le dialogue. Le programme d’environ 2,2 milliards de dollars conclu avec les services du FMI le 1er septembre reste subordonné à l’approbation de son Conseil d’administration, dont la date n’est pas fixée.






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