Les députés ont rejeté ce mardi 3 novembre le projet de loi n° 40/2026 après l’adoption d’une question préalable, ce qui met fin à l’examen du texte sans discussion détaillée de ses dispositions. La question avait été soulevée par le député Amadou Ba, qui voulait empêcher toute adoption et tout nouveau renvoi en commission.
Après un problème technique lors du décompte initial, l’Assemblée a publié un communiqué rectificatif : 17 délégations de vote n’avaient pas été comptées. Elles s’ajoutent aux 109 voix initiales, ce qui porte à 126 le total en faveur du rejet. Vingt députés ont voté contre et trois se sont abstenus. Ce texte avait déjà été rejeté par la commission des Finances les 23 et 30 octobre. Amadou Ba a invoqué un défaut de sincérité budgétaire. Le ministre des Finances, Cheikh Diba, a répondu que le débat portait sur le plan de redressement économique et social, et a accusé les députés de vouloir fuir le débat.
Le ministère des Finances rappelle que ce rejet prolonge l’incertitude budgétaire, menace la trésorerie de l’État, retarde le paiement de dépenses prioritaires comme les arriérés dus au secteur privé, et complique la finalisation des programmes négociés avec le FMI. Cheikh Diba s’est dit convaincu que le chef de l’État prendra, au nom de sa responsabilité, les dispositions nécessaires pour que les mesures importantes du PLFR soient exécutées.






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