Trois jours après les crues soudaines qui ont ravagé la vallée de la Trishuli, le bilan continue de s’alourdir. Selon le dernier point des secours, au moins 616 personnes sont mortes au Népal et au Tibet, tandis que plus trois mille personnes sont portées disparues. La catastrophe, survenue mercredi 26 août, serait due à un effondrement glaciaire ayant provoqué une vidange brutale d’un lac glaciaire (GLOF) à la frontière sino-népalaise. Le mur d’eau et de boue a balayé plusieurs villages des districts de Rasuwa et Nuwakot, ainsi que la zone frontalière de Gyirong, côté tibétain.
Environ 700 secouristes sont mobilisés sur le terrain. L’armée népalaise a notamment évacué par hélicoptère 350 personnes piégées dans le tunnel de la centrale hydroélectrique d’Upper Trishuli. Le Quai d’Orsay a confirmé la disparition de quatre Français; il s’agit d’un homme et de quatre femmes, présents dans les zones touchées.
Les autorités craignent une nouvelle crue, un second bouchon glaciaire s’étant formé en aval.






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