Contrat renégocié, souverainisme…le vrai débat est ailleurs. Ces usines de dessalement de l’eau de mer sont une catastrophe écologique qui requiert une batterie de précautions coûteuses pour les pays qui en ont les moyens et qui n’ont pas d’autres alternatives, ce qui est loin d’être la cas du Sénégal; dépolluer ne serait-ce que les casiers de Sébikotane et assurer le transfèrement, coûterait beaucoup moins cher et préserverait notre écosystème marin.
Je l’ai dénoncé sous Macky Sall avec l’usine des mamelles au quitus environnemental douteux et je le dénonce aujourd’hui sous Bassirou Diomaye Faye avec la même énergie, si ce n’est plus, car le jub jubël jubënti voudrait que l’on nous dise quelles sont les mesures d’accompagnement environnementales face à l’impact écologique que tout expert sérieux pointerait en priorité. Qui plus est, le Sénégal n’est pas dans la catégorie des pays qui ont besoin de cette technologie d’appoint.
Ces usines censées nous désaltérer sont non seulement superflues mais représentent un danger certain pour la santé de la biodiversité sous-marine ainsi que pour celle des populations riveraines.
Dans les pays où ce genre de fabriques est nécessaire, ces questions sont sérieusement prises en charge. A Oman par exemple, aucune usine ne se trouve en agglomération et la saumure (concentration de sel, issue du traitement de l’eau, hostile à la vie sous-marine) n’est pas rejetée en mer mais ensevelie dans le désert.
Les environnementalistes le savent, les activistes également. Pourquoi se taisent-ils?
Dites aux sénégalais que l’impact des usines de dessalement de l’eau de mer est pire que les bateaux étrangers accusés de piller nos ressources halieutiques. En plus, l’eau potable qui en provient est beaucoup moins bénéfique que l’eau qui proviendrait du simple traitement des eaux usées. Et l’opération reviendrait beaucoup moins cher au contribuable.
Ceux qui ont combattu les licences de pêche pour défendre nos ressources, semblent pourtant fermer les yeux face à cette image d’Épinal devenue, de ce fait, un sujet impopulaire, car les populations ignorent la Vérité sur les contours de tels projets. 0smose inverse ou distillation, peu importe la technologie, le Sénégal y perd plus qu’il n’y gagne; de vraies bombes écologiques à retardement.
Khalifa DIAKHATÉ






Vous avez parfaitement raison sauf que’les écologistes ne se sont tus. Ce projet fut dénoncé et combattu. Certains combat sont gagnés d autres sont perdus. C est au ministère de l environnement de jouer son rôle dans les sauvegardes écologiques après les alertes.