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Grève générale de 72 heures : le FSDT revendique une mobilisation « massive », le gouvernement et les premiers chiffres locaux nuancent

Le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) a clos vendredi 23 octobre sa grève générale de 72 heures, entamée le 21 octobre. Il se félicite d’un « suivi massif » sur l’ensemble du territoire, malgré les réquisitions et les menaces qu’il dénonce. Le bras de fer avec le gouvernement reste entier. Le Front tient aujourd’hui, à 10 h, une conférence de presse à la CNTS Keur Madia pour présenter son bilan et annoncer les suites de la lutte.
Dès le 21 octobre, le FSDT avait avancé un taux de suivi de 90 %, qualifiant la journée d’« historique ». Il cite de nombreux secteurs : santé, éducation, collectivités territoriales, hydrocarbures, Senelec, justice, transports, ports et aéroports, mines, hôtellerie-restauration, postes et télécoms. Mody Guiro, secrétaire général de la CNTS, parle d’un bilan « largement satisfaisant ». À Dakar Dem Dikk, le responsable de l’UDT, Marc Fodé Tendeng, fait état d’un taux de satisfaction de 90 %.

Ce chiffre est celui des syndicats, pas une mesure indépendante. La presse du 22 octobre décrit un mouvement plus contrasté : Sud Quotidien titre sur un « impact limité » et Le Soleil sur un mouvement « en demi-teinte ». À Tivaouane, les chiffres officiels de l’Inspection font état de 29 % de grévistes parmi les enseignants (438 sur 1 509). À l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh, 21 % des effectifs ont suivi le mot d’ordre, avec une baisse de 80 % des recettes journalières en raison du débrayage en radiologie et au laboratoire.

Le FSDT dénonce des « réquisitions illégales » décidées par des autorités régionales, des intimidations de directions et des tentatives de division. À Dakar Dem Dikk, le syndicat conteste le recours à du personnel militaire et gendarme. Une autre brève du jour porte sur la menace de plainte de l’intersyndicale.

Le 22 octobre, les secrétaires généraux du FSDT ont été reçus par le ministre de la Fonction publique, Mamadou Lamine Dianté. Selon Le Quotidien, la ligne du gouvernement est restée inchangée, sans nouvel engagement. Le ministre avait reconnu avant la grève des retards dans l’exécution du Pacte national de stabilité sociale : 35 activités sur 84 étaient achevées au 1er octobre (42 %), et les indemnités d’examen des enseignants n’étaient pas versées. Il avait demandé deux mois de moratoire.

Le Front revendique la révision du CDD de quatre ans, la gouvernance de l’IPRES et de la CSS, l’application de la Convention n°144 de l’OIT, la réintégration de travailleurs licenciés et l’amélioration des conditions salariales et sociales.

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