Comme chaque année à cette date, le monde célèbre la Journée mondiale de l’AVC. Cette édition met l’accent sur la reconnaissance rapide des symptômes et le recours immédiat aux urgences, sous le thème « Every M1nute Counts » (chaque minute compte) et le mot-clé #ActFAST, selon les supports de campagne relayés par plusieurs médias.
La journée a été lancée en 2006 par la World Stroke Organization (WSO), qui a déclaré l’AVC urgence de santé publique en 2010. L’organisation marque cette année les 20 ans de la campagne. Elle présente l’AVC comme la deuxième cause de décès et la troisième cause d’invalidité dans le monde.
Le message est le même partout : une prise en charge précoce peut sauver la vie du patient et limiter les séquelles. Les signes d’alerte à reconnaître sont : un affaissement du visage ou une bouche déviée, une faiblesse soudaine d’un bras ou d’une jambe, des difficultés à parler ou à comprendre.
Devant l’un de ces signes, il faut appeler les secours ou conduire immédiatement le malade à l’hôpital.
Au Sénégal, les neurologues du CHU de Fann décrivent l’AVC comme la première cause de décès du service de neurologie de Dakar. Selon ces spécialistes, il représente environ un tiers des hospitalisations. Ils alertent aussi sur la survenue de la maladie chez des sujets de plus en plus jeunes : la moitié des patients hospitalisés pour AVC à Fann auraient moins de 50 ans. Ils pointent l’alimentation et la sédentarité parmi les causes. La thrombolyse, traitement de l’AVC ischémique, est recommandée jusqu’à 4 h 30 après les premiers signes. Mais beaucoup de patients arrivent à l’hôpital bien après ce délai. Les spécialistes plaident pour une filière neurovasculaire et, sur le plan de la prévention, pour environ 30 minutes de marche par jour.
L’Association sénégalaise de soutien aux patients et familles victimes d’AVC, créée en octobre 2019 à Fann, mène des actions de sensibilisation toute l’année. Elle a aussi organisé en avril 2026 la 6e édition de la campagne « Avril vert ».






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