Le monde est un seul globe parsemé de différences et de disparités. Dieu, le grand architecte de l’univers et roi de la diversité, a créé chaque homme avec une identité unique parmi des milliards de personnes. De cette manière, il a façonné des sociétés distinctes les unes des autres. Prenons l’exemple de notre cher pays : une société certes atypique, mais habitée par ses propres réalités. Une société pieuse de visu, où certaines pratiques, pourtant acceptées ailleurs, sont ici violemment condamnées.
Mais alors, d’où viennent ces vicieuses pratiques qui deviennent de plus en plus nombreuses ? L’exemple de l’« Univers 25 » prend ici tout son sens. L’oisiveté, qui a fini par détruire une jeunesse désespérée et aux abois face au chômage et à une économie morte, est devenue père et mère de tous ces vices. La conjoncture tenace tient en haleine les parents, lesquels finissent par démissionner et renoncer à leurs responsabilités d’éducateurs. Cette mission d’éducation est désormais récupérée par les réseaux sociaux, ce tribunal de l’instantané où l’on éduque et redresse, où l’on juge et concilie à coup de « lives ». Sur ces plateformes, les dépravés en herbe sont encouragés à coup de mentions « j’aime » et d’abonnés. Que faire ? Le service militaire obligatoire est-il la clé ?
D’un point de vue sociologique, nous assistons à une rupture du contrat social où l’anomie — cette absence de règles — délite le ciment de notre nation. Lorsque la cellule familiale s’efface devant l’algorithme, l’individu ne se construit plus par rapport à l’autre, mais par rapport à son propre reflet numérique, créant une solitude collective dévastatrice. La poésie de nos traditions s’étiole sous le poids d’une modernité mal digérée, laissant place à un vide existentiel que seul le divertissement vulgaire semble combler.
Le service militaire obligatoire apparaît alors comme l’ultime remède à cette déliquescence. Il constitue le creuset nécessaire où la discipline forge le caractère et où le sens de l’intérêt général vient briser l’égoïsme des écrans.
Cette institution doit être la solution car elle substitue la rigueur à l’oisiveté et la fraternité d’armes à l’isolement virtuel. En plaçant chaque citoyen sous le même étendard, elle réapprend à une jeunesse à la dérive que la véritable liberté ne réside pas dans l’absence de contraintes, mais dans la maîtrise de soi et le service d’une cause plus grande. C’est dans ce temple de la rectitude que l’on transforme le murmure de la révolte en un chant patriotique, rendant enfin à la société sa boussole morale et sa dignité perdue.
Jules Aloïse Prospère Faye
Président du MPDES







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