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Le SELS/Authentique ne s’associe pas à la grève de 72 heures

Le Syndicat des enseignants libres du Sénégal/Authentique (SELS/Authentique) ne prendra pas part à la grève de 72 heures décrétée par un groupe de syndicats d’enseignants. Il l’a fait savoir ce mardi 20 octobre 2026, dans une déclaration à la presse rendue publique à Rufisque.

Ce mot d’ordre est motivé par le non-respect du protocole d’accord signé lors de l’année scolaire écoulée. Après analyse de la situation, le Secrétariat permanent du SELS/Authentique a décidé de ne pas s’y associer, pour deux raisons.

La première tient au calendrier. Selon le syndicat, l’année scolaire n’en est qu’à sa deuxième semaine et, dans plusieurs établissements, les cours n’ont pas encore effectivement démarré, faute d’enseignants, de tables-bancs ou d’abris provisoires. À Dakar et à Kaolack, certaines écoles restent fermées à cause des inondations. Décréter une grève à cet instant précis est, à ses yeux, « inopportun et préjudiciable ».

La seconde relève de la cohérence syndicale. Le SELS/Authentique rappelle avoir toujours dénoncé ce protocole, qui ignore, selon lui, les revendications essentielles des enseignants en les confinant dans des perspectives vagues et sans échéancier précis. Signer ce texte équivalait, pour lui, à trahir les enseignants après quatre mois d’âpres luttes. N’ayant pas approuvé sa signature, le syndicat estime ne pas pouvoir fermer aujourd’hui les salles de classe pour en exiger le respect. Il se dit « un syndicat de lutte, mais une lutte responsable et cohérente ».

Le SELS/Authentique demande au gouvernement d’ouvrir un dialogue sincère et inclusif sur ce qu’il appelle les « vraies » revendications : la revalorisation de la pension de retraite des enseignants décisionnaires, la gestion rigoureuse des carrières, la diligence des actes des enseignants décisionnaires, le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans, la correction définitive des iniquités salariales.

Le syndicat appelle ses militants à rester dans les classes et à poursuivre les cours. Il estime que ce mouvement aurait pu être évité si les syndicats signataires du protocole avaient saisi le sens de son appel.

Il demande par ailleurs au ministre de l’Éducation nationale d’affecter dans les meilleurs délais les « sortants » des centres de formation et les enseignants recrutés, afin de combler le déficit de personnel. Il invite enfin les parents d’élèves à accélérer la mise en place des abris provisoires et à sensibiliser les élèves sur l’urgence de retourner en classe.

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