Un accord de coopération vient d’être conclu entre les fédérations sénégalaise et française de lutte. La signature s’est déroulée mercredi à l’Ambassade du Sénégal à Paris, en présence de Bira Sène, président de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL), et de son homologue Lise Legrand, à la tête de la Fédération française de lutte et disciplines associées (FFLDA). Le texte fixe les bases d’une collaboration durable entre les deux organisations, avec l’ambition de faire progresser conjointement plusieurs formes de lutte : la version olympique, la lutte traditionnelle sans frappe, la lutte avec frappe propre au Sénégal, ainsi que le Beach Wrestling.
Sur le fond, l’entente vise à instaurer une coopération élargie, sportive, technique, mais aussi institutionnelle et culturelle. Elle devrait permettre de multiplier les échanges entre les acteurs des deux pays, d’élever le niveau des entraîneurs, arbitres et dirigeants, et de donner un coup de pouce à la relève.
Concrètement, plusieurs formes d’échanges sont envisagées : entraînements communs, déplacements d’athlètes, rencontres sportives et stages partagés, le tout encadré par un calendrier d’actions à établir chaque année. Un chapitre spécifique porte sur l’implantation de la lutte sénégalaise en France, la FFLDA étant invitée à créer une structure dédiée pour l’accueillir. Les deux parties évoquent aussi la possibilité d’élargir cette dynamique à l’échelle francophone, en y associant l’Union des Fédérations Francophones de Lutte.
Ce dénouement était attendu depuis plusieurs mois : Bira Sène avait déjà annoncé, en juin, être parvenu à un accord de principe avec la partie française, portant notamment sur l’autorisation de la lutte avec frappe sur le sol français et un échange croisé d’arbitres entre les deux pays.






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