Une cour d’appel en Tunisie a condamné 34 personnes à des peines allant de 5 à 45 ans de prison dans le procès de 37 personnes pour “complot contre l’État.” Parmi ces dernières, des figures de l’opposition dont le chef de la principale coalition d’opposition FSN, Jawhar Ben Mbarek, les chefs de partis Issam Chebbi, Ghazi Chaouachi, l’homme d’affaires Kamel Ltaief.
Au-delà des opposants politiques, des journalistes et des membres de la société civile, figurent parmi les condamnés; le philosophe français Bernard-Henri Levy et la militante féministe Bochra Belhaj Hmida, jugés par contumace, ont vu leurs peines de 33 ans confirmées.
Les 37 accusés, dont la majeure partie a été emprisonné au printemps 2023, étaient poursuivis pour “complot contre la sûreté” de l’Etat et “adhésion à un groupe terroriste”. En première instance, les peines ont grimpé jusqu’à 66 ans.
Le Parlement européen a appelé à la libération de “toutes les personnes détenues pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression, y compris les prisonniers politiques et les défenseurs des droits humains”. L’institution a voté jeudi, dans ce sens, une résolution par 464 voix pour, 58 voix contre. Pour sa part, Amnesty international a dénoncé “des condamnations lourdes et injustes” et appelé les autorité tunisiennes à les annuler purement et simplement.






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